Dans notre société contemporaine, nous avons beaucoup de choix. Nous avons à faire des choix sociaux, personnels, familiaux et bien d’autres. Par exemple, chaque couple a le choix d’avoir des enfants ou de ne pas en avoir. Certains choix conduisent parfois à des conséquences dramatiques. Par exemple, beaucoup de femmes ont recours à l’avortement. La question de l’avortement est très complexe et il est impossible d’y répondre en quelques mots. Dans cette brève réflexion, je proposerai quelques éléments de réponse sur le sujet en partant de l’idée de l’être vivant, le cas d’une jeune fille de 12 ans et le cas de la carriériste de 30 ans.
Il y a un grand débat à savoir si oui ou non un embryon est un être vivant humain. L’embryon est sans conteste vivant puisqu’il est fait de cellules vivantes. D’un autre coté, il n’est vivant que parce qu’il est attaché à sa mère. Selon moi, la vraie interrogation est : l’embryon est-il un embryon humain ou un embryon d’humain. Dans le premier cas, il a les mêmes droits que tout autre être humain, particulièrement droit à la vie. Dans le deuxième cas, on peut le considérer comme un sous-produit humain et donc décider de sa vie ou de sa mort. À mon avis, même attaché à sa mère, l’embryon est humain, il est le commencement d’un être à part entière. Il faut donc absolument protéger cette vie encore fragile.
Cependant, il existe au moins un cas où l’avortement est envisageable et compréhensible. Si un enfant est conçu suite à un viol, par exemple d’une jeune fille de 12 ans, la mère n’est aucunement dans une situation pour accueillir un enfant et l’élever normalement. Elle est elle-même enfant, encore dépendante de ses parents. Elle devrait donc avoir le choix de l’avortement. Dans tous les cas de viol, la femme peut opter pour l’avortement car sa grossesse est le résultat d’un crime.
À l’inverse, voici un cas inadmissible : une femme de 30 ans, vivant avec son conjoint depuis plusieurs années, tombe enceinte. Préoccupée par sa carrière et son futur, elle décide de se faire avorter. Selon moi, il s’agit d’un avortement inacceptable. Cette femme aurait dû utiliser une bonne contraception et elle n’aurait pas eu à supprimer un petite vie, sans parler des risques pour sa propre santé.
En conclusion, en tant que société, nous devons donner des limites à l’avortement. Tous les cas devraient être analysés et pris en compte pour trouver la meilleure solution. En tant que femme aussi, chacune devrait réfléchir au cas d’une grossesse non voulue. Quel choix fera-elle dans cette éventualité? Il n’en demeure pas moins qu’avorter c’est tuer.

