Invité


Jean vient de commencer un apprentissage en ville, chez un marchand croyant. Le travail lui plaît beaucoup. Il est enchanté du changement et de son nouveau mode de vie. Il se donne beaucoup de peine pour pouvoir plus tard avoir son propre commerce.

Malheureusement Jean n'est pas converti; il n'appartient pas encore au Seigneur Jésus. Ses parents lui ont pourtant enseigné les vérités de la Bible; il connaît le chemin du salut, le chemin qui mène à la vie; et il lui arrive aussi souvent de penser à l'éternité. Mais il ne sait pas très bien par où commencer pour être lui-même réconcilié avec Dieu et avoir le pardon de ses péchés.

Le commerçant ne tarde pas à remarquer que son apprenti est tourmenté; il se demande comment il pourrait lui aider à trouver la paix avec Dieu et à être heureux. Il est vrai qu'ils travaillent toute la journée ensemble et qu'il pourrait lui parler n'importe quand. Mais il a une autre idée.

Un soir en rentrant chez lui, Jean trouve un mot pour lui. Il est de son chef, qui lui écrit:

Mon cher Jean, demain soir, après ton travail, viens souper chez moi! Ton chef M.

Le lendemain soir, après la fermeture du commerce, Jean rentre vite chez lui; il prend une douche, change de vêtements puis se rend en ville à l'adresse indiquée sur la carte. Il sonne; on l'introduit. Son chef paraît très surpris de le voir et lui demande ce qui l'amène chez lui.

Jean le regarde, l'air embarrassé.

- Vous êtes bien aimable de m'avoir invité, finit-il par bredouiller.

- Ah? Tu as donc pris mon invitation au sérieux et tu es venu? Tu m'étonnes.

Ces paroles mettent Jean encore plus mal à l'aise.

Il ne sait plus quelle attitude adopter. A quoi donc son patron veut-il en venir?

Mais celui-ci a pris son apprenti par les épaules et l'entraîne gentiment dans la salle à manger où il est invité à s'asseoir à côté de lui. Après une courte prière, le repas commence. Jean est traité comme un prince et servi avec attention. Tout est excellent. Mais il ne peut s'empêcher de se demander la signification de la curieuse réception dans le hall d'entrée suivie de ce délicieux repas.

Un peu plus tard, ils vont s'installer au salon; et de nouveau Jean se voit offrir la place à côté de son patron. Sa timidité a un peu fondu. Il est bien convaincu que son chef n'a rien contre lui et il peut maintenant jouir pleinement de son invitation. Mais cet accueil dans le corridor... ?

- Jean, commence doucement son hôte, je suis content que tu aies accepté mon invitation. Je suis très heureux que tu sois venu. Pourtant, une chose me peine: tu me fais davantage confiance qu'au Seigneur Jésus! Tu as accepté mon invitation; tu l'as prise au sérieux. Mais jusqu'à présent tu fais la sourde oreille aux nombreuses invitations que le Seigneur Jésus t'a adressées. Tu sais combien lourd est le poids de tes péchés. Tu sais qu'il peut te décharger de cela. Tu sais aussi que le Seigneur Jésus est mort sur la croix à Golgotha pour tous les pécheurs qui viennent à lui - pourquoi ne viens-tu pas?

Puis, se levant, il va prendre sa bible, et il lit avec Jean plusieurs passages dans lesquels Dieu adresse des invitations aux hommes, et leur offre le salut éternel.

- Écoute bien ce qui est dit ici, Jean: « Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige... »

« Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos. » « Je ne mettrai point dehors celui qui vient à moi. » « Que celui qui a soif vienne; que celui qui veut prenne gratuitement de l'eau de la vie. »

Un profond silence règne dans la pièce. Puis Jean répète lentement, comme pour lui-même: « Que celui qui a soif vienne... » Et de nouveau c'est le silence. Jean ne parvient pas à détacher ses yeux de ce verset. Mais tout à coup, les levant sur son patron, il demande d'une voix hésitante:

- Est-ce que je peux vraiment accepter cette invitation comme j'ai accepté la vôtre - venir tout simplement? Est-ce vraiment tout ce que je peux faire, tout ce que je dois faire pour être sauvé?

-Oui, c'est la seule chose. Dieu ne nous demande rien de plus que de répondre à son invitation, que de nous tourner vers lui. Il a donné son Fils afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle.

Viens au Seigneur Jésus, Jean. Tourne-toi vers lui! Apporte-lui tes péchés, ces péchés qui te tourmentent tellement! Confesse-lui que tu es irrémédiablement perdu! Et Lui te pardonnera et te sauvera!

Jean comprend alors que c'est à lui personnellement de répondre à l'invitation de Dieu, d'accepter ce salut. Dieu le lui offre gratuitement, sans argent et sans prix. Et Jean l'accepte avec reconnaissance et joie.