Les souliers neufs


« Priez sans cesse. En toutes choses, rendez grâces. » (1 Thessaloniciens 5:17-18)

Henri était un garçon qui vivait au début du XXe siècle, à un moment où la vie était beaucoup plus difficile et les soins médicaux moins développés qu'aujourd'hui.

Le père de l'enfant était tombé malade et depuis de nombreuses semaines, il n'avait pu se rendre à son travail. La mère avait beaucoup de difficultés à faire vivre sa famille avec le peu d'argent qui restait, à peine suffisant pour le loyer et la nourriture quotidienne.

Pourtant Henri avait un urgent besoin d'une paire de souliers, tant les siens étaient usés.

Un matin, sa maman lui dit:

- « Tu ne peux pas aller à l'école du dimanche avec ces vieilles chaussures.

- Oh, maman, quel dommage!

- Oui, mon chéri, je suis très triste pour toi, mais dès que papa sera rétabli nous pourrons t'en acheter des neuves. »

Henri connaissait le Seigneur Jésus comme son Sauveur, il aimait beaucoup écouter les récits des évangiles. Après avoir réfléchi, il répondit:

- « Tu ne crois pas que si je demandais au Seigneur Jésus, il pourrait m'envoyer des souliers?

- Bien sûr, s'il pense que c'est bon pour toi, mais peut-être veut-il t'apprendre la patience en te faisant attendre un peu.

- Dis, maman, trouves-tu que ce soit mal de le lui demander?

- Mais non, mon chéri ».

Alors, le petit Henri, prenant ses vieux souliers à la main, monta dans sa chambre. Là il s'agenouilla et pria:

- « Seigneur Jésus, j'ai besoin de souliers neufs, mais faits comme tu veux. »

Pendant trois jours, le garçon ne parla plus de ses chaussures, mais sa maman savait qu'il priait toujours et attendait la réponse.

Le samedi soir, alors qu'Henri était sorti faire une course, un homme se présenta chez ses parents, il apportait de l'argent de la part d'un ami qui avait entendu parler de la maladie du père. En recevant ce don, la maman dit:

- « Le Seigneur Jésus a envoyé ce qu'il fallait pour qu'Henri ait ses souliers. » Et tout heureuse, elle courut vite acheter une belle paire de chaussures neuves. Quand le garçon vit ses souliers, la joie illumina son visage, il donna un gros baiser à sa mère et sortit vite de la pièce. Qu'allait-il donc faire? Il courut dans sa chambre et s'agenouilla pour remercier le Seigneur Jésus d'avoir exaucé sa prière.

Oui, nous pouvons lui confier les moindres détails de notre vie, mais n'oublions pas de lui rendre grâces.