Et la brise se leva


« Les yeux du Seigneur sont sur les justes et ses oreilles sont tournées vers leurs supplications. » (1 Pierre 3:12)

Quand Hudson Taylor se rendit pour la première fois en Chine où il devait passer de très nombreuses années de sa vie et fonder « la mission à l'intérieur de la Chine », le bateau à voiles qui le transportait fut en grand danger d'échouer sur les rives d'une île peuplée de cannibales. Le vent était tombé et le navire dérivait de plus en plus vers les récifs entourant l'île. Les passagers pouvaient apercevoir les indigènes tout nus qui, par centaines, couraient et gesticulaient sur le rivage dans l'attente de l'inévitable naufrage.

Hudson Taylor écrit dans son journal:

« Après un moment de silence, le capitaine qui se tenait près de moi sur le pont me dit: Nous avons fait tout ce que nous pouvions: il ne reste qu'à attendre les événements. »

Une pensée me vint :

- Non, il y a une chose que nous n'avons pas encore faite.

- Laquelle? demanda-t-il.

- Il y a quatre chrétiens à bord, que chacun de nous rentre dans sa cabine et demande à Dieu de nous envoyer un peu de brise. Il peut nous l'envoyer maintenant aussi facilement qu'au coucher du soleil.

Le capitaine, chrétien sincère, accepta la proposition. j'allai parler aux deux autres hommes et nous nous retirâmes chacun dans sa cabine pour prier.

Je passai un court, mais fervent moment dans la prière et j'eus la nette impression que notre requête était accordée et que je ne pouvais pas continuer à demander l'exaucement: je remontai donc sur le pont. »

Immédiatement Hudson Taylor sentit une bouffée d'air. Il prit sur lui d'ordonner de tendre la grand-voile, malgré les moqueries d'un marin incrédule.

Il écrit encore: « Un officier de bord obéit promptement. La minute d'après, le capitaine, ayant entendu les pas lourds des matelots faisant la manoeuvre, montait sur le pont pour voir ce qui se passait et constata qu'effectivement la brise soufflait. Quelques minutes plus tard, nous filions à six ou sept noeuds. La multitude de sauvages rassemblés sur la côte furent déçus ce jour-là, le naufrage attendu ne se produisit pas. Nous fûmes rapidement hors de tout danger.

C'est ainsi, conclut-il, qu'avant mon arrivée en Chine, Dieu m'encouragea à Lui présenter par la prière mes besoins les plus variés et à croire qu'Il ferait honneur au nom du Seigneur Jésus et donnerait chaque fois le secours que demanderaient les circonstances. »

Une petite fille à qui on demandait : « Est-ce que le Seigneur Jésus répond à tes prières? » s'exclama avec un beau sourire; « Oui, il répond toujours,
- quelquefois il dit: oui
- quelquefois il dit: non
- quelquefois il dit: attends un peu. »